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L'approche hydrogéomorphologique
L'approche hydrogéomorphologique
07.02.2010
L'approche hydrogéomorphologique
La méthode utilisée pour
délimiter les zones inondables est la méthode dite
"hydrogéomorphologique" qui étudie le fonctionnement naturel des cours
d'eau en analysant la structure des vallées. Les espaces identifiés sont
potentiellement inondables, en l'état naturel du cours d'eau, avec des
intensités plus ou moins importantes suivant le type de zone décrite.
D'autres critères tels que l'occupation du sol, le type de végétation,
l'organisation du parcellaire, la disposition des réseaux de drainage,
les traces d'inondations passées fournissent également des indices
utilisés pour l'identification des différentes unités.
Le lit mineur
(L1) : il constitue le chenal principal du cours d'eau. Il est
généralement constitué d'un chenal d'étiage et d'atterrissements.
Il contient les crues annuelles à fréquentes (période de retour inférieure à 2 ans).
Le
lit moyen (L2) : situé à proximité du lit mineur, il est constitué
d'une surface bosselée, formée de creux et de monticules, souvent
colonisée par la forêt alluviale (ripisylve). En milieu méditerranéen,
il est inondé par les crues fréquentes à moyennement fréquentes (période
de retour de 2 à plus de 10 ans). Les écoulements sont caractérisés par
une dynamique forte, notamment lors des crues importantes de l'ordre de
la crue centennale.
Le lit majeur (L3) : il est formé d'un niveau
topographique plan, et constitué généralement de sédiments très fins:
les limons. Il est inondable par des crues rares à exceptionnelles
(période de retour de 10 à plus de 100 ans). Il est parfois mobilisé par
des crues plus fréquentes, mais moins fréquemment que le lit moyen. Les
hauteurs de submersion et vitesses d'écoulement sont en général faibles
bien que localement les dynamiques puissent être relativement
importantes (dépressions topographiques localisées).
Le lit majeur
exceptionnel : cette partie est une zone du lit majeur qui a été
structurée par des crues plus rares que celles structurant le lit majeur
ordinaire.
Les zones de suspicion de débordement sur les
terrasses : ce sont des secteurs situés hors plaine alluviale
fonctionnelle mais où des inondations peuvent se produire. Ces
débordements sur terrasses peuvent être causés par des aménagements
anthropiques faisant effet de barrage, des verrous hydrauliques naturels
responsables de surcotes ou bien des dynamiques d'alluvionnement
importantes (exhaussements) dans la plaine alluviale fonctionnelle.
